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Amblin · Universal · ILM

Coulisses

Du scénario refusé par tous les studios au tournage nocturne d'Eric Stoltz : l'histoire de la fabrication de la trilogie.

Production

Film I

Un annuaire de lycée à l'origine de tout

Bob Gale a eu l'idée du film en feuilletant l'annuaire de lycée de son père, dont il découvre qu'il était président de sa promotion. Il se demande alors s'il aurait été ami avec lui s'ils avaient été camarades de classe.

Film I

Refusé par tous les studios

Le scénario a essuyé des dizaines de refus. Les studios le trouvaient trop gentil face aux comédies potaches de l'époque, tandis que Disney le jugeait au contraire trop osé à cause de l'attirance de Lorraine pour son propre fils.

Film I

Le pari d'À la poursuite du diamant vert

Après deux échecs commerciaux, Robert Zemeckis savait qu'il ne pourrait faire le film qu'après un succès. Le triomphe d'À la poursuite du diamant vert (1984) lui ouvre les portes d'Universal, avec Steven Spielberg comme producteur exécutif.

Film I

« Spaceman from Pluto »

Le patron d'Universal, Sid Sheinberg, voulait rebaptiser le film « Spaceman from Pluto », jugeant le mot « futur » peu vendeur. Spielberg lui répondit par une note feignant de croire à une plaisanterie, ce qui enterra l'idée.

Film I

La machine était un réfrigérateur

Dans les premières versions du scénario, la machine à voyager dans le temps était un réfrigérateur, alimenté par un essai nucléaire. L'idée a été abandonnée de peur que des enfants ne s'enferment dans des frigos pour l'imiter.

Film II

Deux suites tournées d'affilée

Les deuxième et troisième films ont été tournés à la suite, presque sans interruption. Le deuxième volet se termine par une bande-annonce du troisième, sortie six mois plus tard.

Film II

Les Cubs champions… presque

En 2015, un écran annonce la victoire des Chicago Cubs en World Series, une plaisanterie tant l'équipe était réputée maudite. Ils ont finalement remporté le titre en 2016, avec un an de retard sur le film.

Casting

Film I

Eric Stoltz, le premier Marty

Michael J. Fox, retenu par la série Sacrés Parents (Family Ties), n'était pas disponible. Eric Stoltz a donc tourné pendant plusieurs semaines avant que Zemeckis ne juge son jeu trop dramatique. Il est remplacé par Fox en janvier 1985, et de nombreuses scènes sont retournées.

Film I

Michael J. Fox, jour et nuit

Pour tenir les deux tournages, Michael J. Fox jouait dans Sacrés Parents le jour et rejoignait le plateau de Retour vers le futur le soir, jusque tard dans la nuit, pendant des mois.

Film II

L'absence de Crispin Glover

Faute d'accord, Crispin Glover n'a pas repris le rôle de George. La production a utilisé Jeffrey Weissman, maquillé avec des prothèses, et des images du premier film. Glover a porté plainte ; l'affaire a conduit le syndicat des acteurs à encadrer l'usage de l'image des comédiens.

Film II

Une nouvelle Jennifer

Claudia Wells, indisponible pour raisons familiales, a été remplacée par Elisabeth Shue. La fin du premier film a été retournée plan par plan pour ouvrir le deuxième.

Un acteur, toute une lignée

Thomas F. Wilson joue Biff, son petit-fils Griff et son ancêtre Buford. Michael J. Fox incarne Marty, ses enfants Marty Jr. et Marlene, ainsi que son ancêtre Seamus.

Film I

Huey Lewis juge son propre style

Huey Lewis, qui signe « The Power of Love » et « Back in Time », fait une apparition en membre du jury qui recale le groupe de Marty… alors qu'il joue une version de sa propre chanson.

Film III

ZZ Top au Far West

Le groupe ZZ Top apparaît en musiciens lors de la fête de 1885 et signe une version western de « Doubleback » pour la bande originale. Des vétérans du western, comme Pat Buttram, Harry Carey Jr. et Dub Taylor, jouent les habitués du saloon.

Tournage

Courthouse Square, star des studios Universal

La place de Hill Valley est un décor permanent des studios Universal, aussi aperçu dans Gremlins. Il a été vieilli, rajeuni ou transformé pour représenter chaque époque.

Film III

Michael J. Fox réellement suspendu

Lors de la scène de pendaison du troisième film, une mauvaise position de la corde a fait perdre connaissance à Michael J. Fox quelques instants. Zemeckis s'en est aperçu et l'acteur a été immédiatement décroché.

Film III

Hill Valley 1885 construite de toutes pièces

La ville de 1885 a été bâtie près de Sonora, en Californie. Les scènes de train ont été tournées sur le chemin de fer de Sierra Railroad, à Jamestown, et les paysages désertiques à Monument Valley.

Effets spéciaux

Industrial Light & Magic

Les effets visuels de la trilogie sont signés ILM, la société fondée par George Lucas. Le deuxième film repousse les limites de l'époque avec un système de caméra contrôlée par ordinateur permettant à Michael J. Fox de jouer face à lui-même.

Film II

La rumeur des overboards

Dans un making-of, Zemeckis affirma en plaisantant que les overboards existaient réellement mais étaient interdits par des associations de parents. Des milliers d'enfants y ont cru, et ont réclamé le leur.

Pourquoi une DeLorean ?

La DMC-12, avec sa carrosserie en acier inoxydable et ses portes papillon, ressemble à un vaisseau spatial, ce qui justifie la méprise du fils Peabody. Sa production venait de s'arrêter après la faillite de la DeLorean Motor Company.

Version française

« Nom de Zeus ! »

La version française, dirigée par Jenny Gérard, a transformé le « Great Scott! » de Doc en « Nom de Zeus ! », devenu une expression culte en France. Doc y est doublé par Pierre Hatet et Marty par Luq Hamet.

2,21 gigowatts

Dans la VF, les 1,21 gigawatt deviennent « 2,21 gigowatts », pour mieux coller au mouvement des lèvres. En VO, Doc prononce « jigowatts », une prononciation que les scénaristes auraient entendue chez un conseiller scientifique.

Faux raccords & paradoxes

Film I

Twin Pines devient Lone Pine

En écrasant l'un des deux pins de la ferme Peabody en 1955, Marty change le nom du centre commercial : le Twin Pines Mall devient le Lone Pine Mall.

Film I

La boucle de Johnny B. Goode

Marty joue « Johnny B. Goode » en 1955, trois ans avant sa sortie. Marvin Berry fait écouter le morceau à son cousin Chuck par téléphone : qui en est alors le véritable auteur ?

Film II

Le paradoxe du vieux Biff

Après avoir donné l'almanach, le vieux Biff revient dans un 2015 qui devrait être celui du 1985 alternatif. Une scène coupée le montrait d'ailleurs s'effacer peu à peu à son retour.

Héritage

Film I

Patrimoine américain

Le premier film a été inscrit en 2007 au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès, qui conserve les œuvres « culturellement, historiquement ou esthétiquement importantes ».

Film II

Le 21 octobre 2015

Le jour de l'arrivée de Marty dans le futur a été célébré dans le monde entier : projections, éditions spéciales, et la fameuse chaussure autolaçante de Nike, éditée ensuite au profit de la fondation de Michael J. Fox pour la recherche sur la maladie de Parkinson.

La comédie musicale

Back to the Future: The Musical a été créé à Manchester en 2020, puis joué dans le West End de Londres et à Broadway. Il a remporté le Laurence Olivier Award de la meilleure comédie musicale.

L'attraction des parcs Universal

Back to the Future: The Ride a fait voyager les visiteurs des parcs Universal de 1991 à 2007, avec Christopher Lloyd reprenant le rôle de Doc.

Pas de quatrième film

Robert Zemeckis et Bob Gale ont toujours affirmé qu'il n'y aurait ni suite ni remake de leur vivant. La saga a toutefois été prolongée par une série animée (1991-1992), un jeu vidéo de Telltale (2010-2011) et des bandes dessinées.